François Garros, de l’écriture à la peinture,

un parcours singulier

 

L’écriture a précédé la peinture

 

Rien ne me prédisposait à connaître la peinture. Je veux dire : à réaliser concrètement la peinture, à devenir un peintre.
Après une formation littéraire classique je suis devenu professeur de Lettres et j’ai exercé notamment à La Rochelle au lycée Dautet jusqu’en 2009.
Je suis né en 1949 dans un village de la Vienne, à proximité de la haute Vienne, un pays qui regardait vers le sud occitan d’où mes parents étaient originaires, le Lot pour ma mère, l’Aude pour mon père. Ces deux pays sont restés dans mon imaginaire - peut-être dans une sorte de conflit- et ont sans doute contribué à mon désir d’écrire. J’ai eu ce rêve de vouloir faire entendre dans la poésie contemporaine française ces accents différents, d’y couler d’autres sonorités, d’y faire entendre une voix différente.
Car l’écriture a nettement précédé ma peinture. Il me semblait inconcevable qu’un jour je puisse devenir peintre, tandis que mon activité d’écrivain m’apparaissait plus de l’ordre du vraisemblable.
Sans doute l’écriture est venue, favorisée par ma formation, ma rencontre avec Brigitte qui est devenue ma femme, d’autres rencontres littéraires, qui m’ont amené, il est vrai, à fréquenter aussi des peintres, des ateliers de peintres et différents autres artistes, dans le théâtre par exemple. J’ai ainsi publié régulièrement différents ouvrages poétiques, de Mémoire Toile (au nom prédestiné peut-être) en 1985,  jusqu’à 12 variations pour la ville (en 2004) qui paraît avec pour la première fois une de mes peintures en couverture. Avec d’autres écrivains et poètes - notamment Henri Capdevilla, Serge Wellens, William Waldenar puis Denis Montebello et Raymond Bozier -  j’ai fondé et animé l’association Contre-Temps qui à La Rochelle a été à l’origine d’une tradition de rencontres littéraires, avec des poètes, des romanciers, qui continue encore aujourd’hui avec Larochellivre et Quai des lettres. L’activité de l’association a duré de 1983 à 1998 : création d’une revue poétique, rencontres poétiques, rencontres autour du roman, création d’un atelier d’écriture que j’ai animé à partir de 1995, quelques rencontres autour de la peinture, notamment avec le directeur de la revue actuelle Artension, Pierre Souchaud.
C’est à la fin des années 90 que la peinture fait son apparition dans mon travail poétique, surgissant à l’intérieur même de mes textes, les « modifiant », les « refaçonnant », sans que j’aie la volonté de faire « de la peinture ». J’utilise alors différents « matériaux du peintre », différents « outils » (couteaux, pinceaux, poinçons ) pour masquer, souligner, bref refaçonner les textes, sans avoir le souci de réaliser la moindre peinture. C’est aussi le moment où j’anime beaucoup d’ateliers d’écriture, public scolaire, tout public et je m’autorise alors pendant le travail des ateliers d’écriture à façonner petit à petit des choses qui ressemblent à des peintures ou à des dessins en peinture, que j’appellerai un peu plus tard « mes détails inobservés » qui seront exposés en 2002 chez moi à Nieul, puis à Limoges, lieu de ma première exposition hors de La Rochelle.
J’ai alors en plus de mon activité de prof, une activité d’écrivain dans Contre-Temps, d’animateur d’atelier d’écriture et mes recherches en peinture … j’arrête ma participation à Contre-Temps et choisis de privilégier des rencontres avec d’autres artistes, plasticiens et musiciens … C’est le début de ma peinture.

 

F. Garros

 

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présentation par Béatrice Bonhomme

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